Le parti libéral: son héritage et un apercu de son histoire

                       











 









De Joseph Papineau à Justin Trudeau, le Parti Libéral canadien a connu une histoire paradoxalement jalonnée autant par des échecs électoraux cuisants que par les plus grandes réformes, menées par des hommes politiques de légende, qui constituèrent les fondements du Canada tel que nous le connaissons.  
  
Les origines du Parti Libéral sont difficilement déterminables. En effet, de nos jours, les partis politiques sont enregistrés et bien connus tandis qu’au XIXe siècle, les alliances politiques se créaient au gré des intérêts des hommes de pouvoir. Ainsi, il est assez complexe de définir une date précise qui marquerait la création du parti libéral. Cependant on peut accorder à certains hommes politiques une pensée qui s’apparente à l’idéologie libérale comme elle était définie en ce temps-là. Ceux-ci étaient appelés “Réformistes” à l’époque. Parmi eux nous pouvions nommés Joseph Papineau et William Lyon Mackenzie tous deux chefs des clans des réformistes du Bas-Canada et du Haut Canada respectivement.
Les deux illustres personnages sur lesquels nous allons nous pencher sont Wilfrid Laurier et Pierre Elliot Trudeau.
Connu pour avoir été le premier Premier Ministre francophone, Wilfrid Laurier a toujours, durant son mandat de chef du gouvernement (1896-1911), prôné l’unité nationale du Canada et la promotion des droits linguistiques des minorités (Bélanger). Dans le parti libéral canadien, qu’il mena de 1887 et 1919, il apporta un souffle nouveau. En effet, au cours du congrès politique qui se tint à Ottawa en 1893, le parti libéral décida d’un nouveau plan qui mettait en priorité la question de l’unité nationale, entre anglophones de l’Ouest et francophones de l’Est. Son charisme et sa vision d’un Canada uni, ont permis à Sir Wilfrid Laurier de rallier une majorité du côté du parti libéral et lui octroyer la gouvernance du pays en 1896. Pays qu’il mena d’une main de fer pendant quinze ans en gérant des crises telles que la question des droits scolaires de la minorité catholique au Manitoba, ou encore en prenant des décisions cruciales comme celle d’engager le Canada dans la guerre des Boers au côté des Anglais. C’est au cours du vote à la Chambre des Communes, en 1911, organisé pour déterminer l’adoption ou non du projet de loi sur la réciprocité commerciale avec les États-Unis, que le parti libéral essuya une rude défaite et perdit le pouvoir.

Notre deuxième personnalité phare est Pierre Elliot Trudeau. Avocat de profession, tout comme Sir Wilfrid Laurier,  Pierre E. Trudeau est probablement le personnage politique canadien le plus connu au Canada et à l’étranger (Whitaker). Il assuma le poste de premier ministre au cours de deux mandats de 1968 à  1979 et de 1980 à 1984. Sa popularité vient de ses accomplissements : il est le père de la Charte canadienne des droits et des libertés de 1982, il est l’initiateur du rapatriement de la Constitution canadienne sur le territoire canadien et il est à l’origine de la Lois sur les Langues Officielles qui font du Français et de l’Anglais, les deux langues officielles du Canada. En 1984, « son humeur changeante et imprévisible, ne semblent plus constituer un atout électoral en temps de crise économique comme c’était le cas au début de sa carrière» (Whitaker). En juin 1984 il quitte son poste de chef du gouvernement.


À travers ce blog, nous allons d’une part vous présenter les politiques de Laurier et de Trudeau concernant les droits linguistiques et d’autre part comparer la vision de ces deux grands hommes politiques sur ce thème toujours très sensible au Canada qui est les droits linguistiques.